Discours du Président de l`Association des Etudiants Centrafricains au Ghana à l’occasion de la fête de l’indépendance. Chers Mesdames, Messieurs, chers amis, In


Discours du Président de l`Association des Etudiants Centrafricains au Ghana
à l’occasion de la fête de l’indépendance.
Chers Mesdames, Messieurs, chers amis, Invités.
Aujourd`hui, 13 août 2013, nous célèbrerons dans le souvenir et la communion d’esprit, le 53ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.
Le souvenir de l’accession de la Centrafricaine à la souveraineté internationale évoque un moment solennel de rassemblement autour des valeurs fortes de la République et rappelle à notre mémoire collective, les liens indéfectibles qui fondent notre commune volonté de vivre ensemble et d’assumer dans la solidarité et le sens de responsabilité, notre destin.
Je vous adresse, à l’occasion du 13 août 2013, mes vœux de bonne fête de l’indépendance. J’exprime tout mon attachement à ceux qui sont éprouvés dans leur chair et dans leur âme. Puisse le Tout-puissant leur accorder un soulagement en ce jour anniversaire de l’accession Centrafricaine à la souveraineté internationale.
Mes vœux s’adressent également à nos chers partenaires au développement de notre Communauté. Qu’ils reçoivent ici la reconnaissance et les amitiés sans cesse renouvelées du peuple Centrafricains.
Nous serions amenés, dans des circonstances aussi tragiques, à nous réunir pour célébrer le souvenir de compatriotes et de camarades chers.
Lequel d’entre nous n’a pas été touché, au plus profond de lui-même, à l’annonce de la disparition de tant des nôtres… avant même de savoir dans le détail la liste des victimes de cette terrible catastrophe.
Lequel d’entre nous ne s’est pas senti douloureusement étreint en lisant cette liste des noms qui tous, sans exception aucune représentaient pour nous : un parent, un ami ou une simple connaissance.
Lequel d’entre nous, enfin, ne s’est pas senti meurtri par un tel drame à un moment où nos pays ont tant besoin de toutes leurs forces vives, où l’avenir s’annonce si sombre aux Antilles, et qu’une page décisive s’ouvre dans l’histoire de nos pays.
Tous ces morts, nos morts, avaient quelque chose en commun : l’amour de leur pays, de leurs terres natales, qu’ils s’apprêtaient à retrouver avec fois, ferveur et enthousiasme.
Parmi eux, nombreux étaient ceux qui, mettant leur vie en accord avec leur conscience, avaient pris de lourdes responsabilités et avaient, sans restriction aucune, consacré leur activité, leurs forces, leur énergie, leur intelligence… en un mot tout leur être à la promotion, à l’émancipation de leurs pays.
Nos pays… ces terres si petites et si pleines de souffrances… dont l’étroitesse géographique fait sourire souvent et leur attire les sarcasmes de quelques inconscients ont su produire tout au long de leur histoire des hommes aux dimensions du monde, tels le père fondateur de ce beau Pays la République Centrafricaine.
Bartelemy Boganda l’était de ceux-là, de cette race d’hommes qui ne transigent point avec leur conscience, de ces hommes qui savent, en toutes circonstances préférer la voie du devoir à celle des avantages. Après avoir mis à la disposition des Jeunes Républiques Africaines son expérience et ses talents d’organisateur, il avait répondu présent à l’appel de la France, sacrifiant sans l’ombre d’une hésitation une brillante et exceptionnelle carrière dans la haute administration.
Pour nous étudiants Centrafricains vivant au Ghana, il apparut alors en raison de sa parfaite connaissance de nos problèmes, de sa grande modestie, de son abord facile et de ses réelles qualités de cœur, à la fois comme un conseiller, comme un aîné compréhensif et discret. Il était surtout un guide sûr, un leader dans la lutte de nos peuples pour la dignité et la liberté.
Pour nous étudiants sa mort en fait aujourd’hui un exemple qui s’impose à nous, dont nous devrons nécessairement nous inspirer pour mener la dure lutte qui nous attend, aux côtés de nos peuples.
Il nous aura appris, et c’est là l’essentiel, à savoir renoncé, quand l’intérêt de nos peuples l’exige, soit à des avantages, soit à un attentisme lâche, voire à une retraite facile.
Barthelemy BOGANDA, dont nous saluons ici le courage et la détermination dans le malheur, a su défendre au-delà de la mort l’idéal de son Pays…, l’Association générale des Etudiants Centrafricains tient à vous exprimer, avec son admiration, sa douloureuse sympathie.
Monsieur le Consul, homme sincère et actif, était, lui aussi, farouchement aux côtés de soin des Etudiants Centrafricaine dans son besoin de liberté, et de dignité.
Plus près de nous Monsieur Gaspard, les représentons des différentes Association et tous les autres étudiants. Tous étaient des amis, certains de très longue date ; entre nous s’était bâtie une amitié affermie à partir d’épreuves de toutes sortes. Ils étaient aussi des fils bien aimés pour lesquels leurs parents n’avaient ménagé ni les efforts ni les sacrifices.
C’est aussi un deuil national; tous ces camarades, étudiants, fils de pays sous-développés, représentaient un capital inestimable pour leur pays tant dans la lutte pour l’émancipation que dans la nécessaire reconstruction.
Le mouvement étudiant est durement touché par la perte des parents, ami (es), et connaissances qui secouent nos beau Pays la RCA.
Ce programme nous l’avions élaboré tous ensemble. Ensemble nous devions le réaliser. Ils ne sont plus là et nos responsabilités s’en trouvent accrues d’autant. Nous sommes décidés à les assumer jusqu’au bout.
Non ce n’est pas cette mascarade qui bouchera les yeux au peuple Centrafricains. Ces morts sont nos morts, leur vie avait un sens. Ils poursuivaient enthousiastes un but, chérissaient une même patrie, la République Centrafricains.
A nous qui demeurons ils dictent notre conduite : poursuivre inlassablement la tâche commencée, sans nous laisser abattre, fût-ce par des pertes aussi cruelles.
Nos amis morts, nous conservons d’eux un souvenir impérissable et nous nous engageons sans faiblesse à poursuivre et à terminer l’œuvre commencée ensemble.
Dans l’allégresse de la fête et la ferveur du souvenir, continuons résolument notre marche vers des horizons plus radieux pour que vive notre pays. Vive la République ! Et que Dieu bénisse la Centrafrique.
Je vous remercie !!!!!!

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