Centrafrique: les enjeux du désarmement «forcé»


Ces opérations sont fortement soutenues par des forces tchadiennes spécialement envoyées pour ces services

 

Les forces africaines présentes en Centrafrique, ont démarré depuis quelques jours avec la police et la gendarmerie, des opérations de désarmement forcé des officiers de la séléka dans la ville de Bangui. Ces opérations sont fortement soutenues par des forces tchadiennes spécialement envoyées pour ces services. Mais ces opérations présentent des enjeux très particuliers. Les éléments chargés de ces opérations sont confrontés à des problèmes de tout genre.

 


© journaldebangui.com
Des éléments chargés du désarmement entourent des armes récupérées

Plusieurs officiers d’ex-séléka ne sont pas d’avis pour ce désarmement. «Ils nous désarment, ok mais après nous allons faire comment?», s’est interrogé Abdoul Hassan, un colonel à la tête d’une trentaine d’hommes. Ce dernier a en effet offert un grand spectacle au cours d’une des opérations de désarmement de sa «base» située au domicile d’un particulier au quartier Galabadja. En conclusion, Abdoul Hassan ne sera pas désarmé, idem pour ses hommes, en dépit de l’intervention du ministre en charge de la sécurité publique Josué Binoua.

 


Armes récupérées dans un Consulat

Un peu plus loin dans le 1er arrondissement de Bangui, c’est dans un consulat indexé par des jeunes, que l’équipe chargée de ces opérations s’est rendue. Après des altercations violentes, plusieurs armes automatiques et des munitions de gros calibres ont été récupérées hier lundi 7 octobre 2013. Aussi, un véhicule tout neuf volé a été recupéré par les forces chargées du désarmement. Dans ledit consulat habitent des éléments de l’ex-séléka. Mais cela n’a pas empêché la FOMAC de mener cette lourde tâche dans le souci de redonner à la ville de Bangui sa quiétude d’antan.

Ces opérations se poursuivent encore dans plusieurs zones de la capitale centrafricaine, en attendant les renforcements en hommes et en moyens financiers pour que lesdites opérations puissent être effectuées dans les provinces de la Centrafrique.

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