Amities Romuald,


RCA: désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réinsertion des ex-combattants de la Séleka d’origine étrangère

Les ex-combattants de la Seleka d’origine étrangère doivent obligatoirement suivre le processus de désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR). Car le DDRRR constitue un outil favorable, nécessaire et salutaire pour restaurer la paix et la sécurité, consolider la paix et le développement durable de Centrafrique. La stratégie consiste donc à:

Golo Yves Gatien, Expert-Analyste en Paix et Sécurité Internationale
Désarmer ces ex-combattants. Ce processus vise à collecter, contrôler et éliminer des armes légères, munitions, explosifs, armes portatives et armes lourdes des combattants. Il faut élaborer des programmes permettant d’assurer une gestion responsable de ces armes.

Démobiliser, c’est à dire disperser complètement les ex-combattants. Ceci implique le regroupement, le cantonnement, le désarmement, l’administration et la préparation au retour à la vie civile des anciens combattants, lesquels reçoivent diverses formes d’indemnisation et d’assistance devant faciliter leur réintégration dans la société.

Rapatrier les anciens combattants de la Seleka dans leurs pays d’origine respectifs. Les pays d’origine sont tenus de créer des conditions favorables au rapatriement de leurs citoyens tant militaires que civils. Habituellement L’Organisation des Nations Unies, des organisations non gouvernementales et d’autres acteurs internationaux exercent un contrôle sur ce processus dans le cadre plus général de la transition de la guerre à la paix.

Réinsérer, c’est-à-dire fournir une aide aux anciens combattants en vue de faciliter leur réinsertion économique et sociale et celle de leur famille, dans la société civile. Cette aide peut inclure des indemnités en espèces ou en nature ainsi qu’une formation professionnelle et des activités rémunératrices.

Réinstaller chez eux, les ex-combattants de la Seleka. Il s’agira d’identifier, dans des pays tiers, des lieux où réinstaller les anciens combattants et leur famille.

La grande problématique qui se pose est la suivante : quel sort sera réservé à ces ex-combattants de la Seleka dans leur pays d’origine si ces derniers étaient des repris de justices, des criminels, des bandits de grands chemins ?

Nous pensons qu’il faut que justice soit faite. Nous sommes dans un Etat de Droit et par conséquent lutter contre la criminalité. La Centrafrique a signé un accord tripartite avec le Soudan et le Tchad de la lutte contre la criminalité transfrontalière. Ceci constitue un outil juridique pour appui à cet engagement tripartite.

 

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